BOYER un nom pictocharentais.
BOYER est un nom bien répandu chez nous est celui
de.
Ils ont été nombreux à venir s’établir dans l’île et
à y faire souche. Le 1er d’entre eux s’appelait Guillaume BOYER dit La
Fleur originaire de Saint Léger en Charente Maritime, né vers 1650.
Il est parti de Métropole vers 1675 pour l’Océan
Indien où il s’installe vers 1676 et y épouse une jeune indienne portugaise
Geneviève MILA dite Laurence à peine arrivée avec un convoi de jeunes femmes
promises aux colons privés d’épouses.
Guillaume BOYER a dû s’installer au début à
Saint Paul puis du côté de Sainte Suzanne où il a reçu des terres. Il n’a pas
vécu longtemps car il est décédé avant avril 1692. De son mariage sont nés trois
garçons qui ont à leur façon marqué leur
époque parfois par une vie assez mouvementée voire dissolue comme celle de Jean
le dernier né qui était selon le Mémoire d’Antoine BOUCHER « adonné à la
gueuse, coureur, jureur, menteur et tout ce qu’il peut y avoir de pire ».
Les enfants BOYER ont épousé des créoles soit
mulâtresses comme Marguerite ROBERT, Marie ROYER ou Louise DAMOUR, alors que le dernier
des fils faisait des enfants à une créole à peu près blanche Louise COLLIN dont
le mari Jacques PICARD était en prison ou encore à une quarteronne Geneviève
VIDOT épousée en 2èmes noces.
Les 35 enfants des 3 fils vont donner les souches
des BOYER qui se sont répandues dans toute l’île.
Notons les autres BOYER venus dans l’île : Jacques BOYER de la
Rochelle dont la descendance donnera les BOUYER et les BOYER de la GIRODAIS
famille venue bien plus tard à Bourbon .
