LES CAZANOVE à la RÉUNION
Bonjour à nos auditeurs ! Comme
promis chaque fois, voici les informations que je n’ai pu vous donner en direct
les fois précédentes.
1-
TROTOBAS est un patronyme venu du Sud de la Métropole et le
1er, Martin Isidor TROTOBAS, originaire de Châteauneuf le Rouge dans
les Bouches du Rhône, épousa en 1853 une demoiselle Honorine WELMANT.
2-
GAZE est un patronyme d’affranchi avec les 1ers qui ont fait
souche ici dans le sud entre 1850 et 1860 avec Benoît et Faustin GAZE, fils
d’une ancienne esclave Benjon. Il y eut aussi une Christine GAZE venue
d’Afrique qui se maria en 1851 à St Pierre.
3-
TIPVEAU ou TIVO descendent de Edmond TIVO, originaire de la
Côte d’Afrique, affranchi en 1848. Il épousa une demoiselle MAZARD en 1849 et
légitima leurs enfants.
4-
THÉLIS est un patronyme d’origine malgache qui apparaît ici
en 1852 quand Fortuné THELIS se marie avec une demoiselle ILION.
5-
RIBOTTE se trouve sur Historun au nombre des patronymes
attribués en 1848 aux affranchis du 20.12.Une branche est à St Benoît et une
autre à St Pierre.
6-
ADRAS est l’anagramme de SARDA. Ce patronyme a été donné à
29 personnes d’une même famille le 20.12.1848 et dont la plus ancienne était Marie Jeanne ADRAS
ancienne esclave créole née vers 1765.
7-
CHOLLET est un patronyme connu au début dans l’est. Le plus
ancien est César CHOLLET venu d’Afrique
et marié en 1851 à Germaine ANTIGONE.
8-
Le nom SEYMOUR est apparu en 1841 à la Réunion quand il a
été donné à un affranchi et ensuite à un
autre, Guillaume en 1848 à St Pierre.
9-
ADAMA LATCHIMY est bien d’origine indienne de la fin du 19ème
siècle. Néanmoins un Fanchin ADAMA marié en 1851 semble avoir été un affranchi.
Encore une fois, j’insiste sur le fait
que lorsque vous me posez des questions, je dois jongler avec ma mémoire qui
n’est pas infaillible, et quelques documents.
Je demande donc à tous patience et indulgence.
Comme j’ai eu maintes fois l’occasion de
le dire, on retrouve des noms de famille venus des quatre coins du monde sur
notre petit département. J’ai donc choisi de vous parler d’un nom bien connu
les CAZANOVE.
Comme toujours les Français ont vite
francisé les noms étrangers puisque TEIXEIRA et FERREIRA portugais sont vite
devenus TÉCHER et FERRÈRE.
En 1718 débarqua sur notre île un jeune
Canarien, originaire selon les recensements de Ténériffe, Juan Fernandez
CASANOVA. Il se maria en 1723 avec
Louise FOLIO une jeune créole qui lui
donna 4 enfants qui n’ont pas eu de descendance.
Jeune veuf en 1729 pendant la Grande épidémie
de variole, il va entretenir une étrange liaison avec la créole blanche
Marianne NOEL, fille du flibustier anglais déjà mariée à Isaac RODIER de
LAVERGNE qui avait été banni de l’île en 1727. Ils ont eu ensemble 4 enfants
naturels dont un seul fils, Jean-Jacques, porta le nom de CASANOVE.
Légalement à cette époque, le nom n’aurait pas dû se transmettre car les
enfants étaient nés hors mariage. Pourtant
Jean-Jacques, qui est à l’origine de tous ceux qui ont aujourd’hui ce
patronyme de CAZANOVE, vécut à St Louis eut 12 enfants et y mourut à près de 90
ans.
La
question qui peut revenir ici c’est S ou Z dans le nom ?
En fait, le nom espagnol
était CASANOVA avec un S d’où
Aujourd’hui si on trouve des CAZANOVE
dans toute l’île, on doit quand même se dire qu’originellement c’est un
patronyme de la région ouest et sud entre St Paul et St Louis.
Juan devenu Jean Fernandez CASANOVE coupa
les ponts avec Marianne NOËL pour aller s’établir un moment à l’ Ile de France
où il se maria à plus de 57 ans à une
jeune bretonne de 18 ans Perrine LECLAIR qui lui donna un fils. Il mourut
vraisemblablement avant 1762.
Les CAZANOVE sont donc bien issus de
l’union libre avec Marianne NOËL.
Patrick ONÉZIME-LAUDE Président du Cercle
Généalogique de Bourbon
RFO Avril 2007