CLIN D’ŒIL AUX FAMILLES de BOURBON et d’ ILE de FRANCE
Le peuplement de
l’Ile Bourbon et celui de l’Ile de France ont été différents.
A Bourbon La Réunion le métissage a été originel avec les
alliances entre les européens et métropolitains et les femmes d’origine
malgache et indo portugaise dès les années 1669-1689. Par la suite il y a eu de
nombreux apports métropolitains continuels à Bourbon.
Plus tard sont venus les apports indien, malgache, africain, chinois d’après
l’abolition de l’esclavage comme il y en a eu aussi à Maurice.
A l’Ile de France, le peuplement français
a été largement différent entre 1721 et 1810.
Les couples arrivaient de France avec ou sans enfants et de plus, il y eut une arrivée continuelle de femmes venant
alimenter le fond constituant la communauté franco- mauricienne.
Si quelques rares familles bourbonnaises
sont restées vigilantes quant au non-métissage, il en fut de même au 18ème
siècle à l’Ile sœur puisque les familles franco-mauriciennes s’alliaient
strictement entre elles et aussi avec tous les jeunes européens qui arrivaient.
Néanmoins, on doit quand même admettre
que le métissage à Maurice était aussi en route et les Blancs ont souvent eu
des liaisons avec des femmes de couleur et par là même ont laissé des
descendants métis que nous retrouvons encore dans la population créole
mauricienne actuelle.
Mon propos est de parler des alliances
entre Bourbon et Maurice tant dans les unions des blancs que celles des gens de
couleur.
Au 19eme siècle, il existe des échanges
entre les grandes familles souvent d’origine française : ainsi en 1808, le
fils de Mme DESBASSAYNS qui devait marquer la politique bourbonnaise puis
réunionnaise entre 1810 et 1860, Charles André PANON DESBASSAYNS épousa une
jeune créole de l’île sœur Sophie de LABAUVE
d’ ARIFAT. Etabli à Maurice par son mariage avec une FRICHOT, Joseph de GUIGNÉ
des PLUIES sera l’ancêtre des ADAM,
CAROSIN et RÉGNARD.
Les MAINGARD et d’EMMEREZ de CHARMOY, les
MARGÉOT, LINCOLN, GAUD et COMMINS seront elles aussi des famille à cheval sur
les deux îles.
Parmi les familles moins connues, on citera
les ROHAN issus d’un breton et d’une indienne, dont un membre Paul-Émile vint à
la Réunion en 1817 et y fit souche, ancêtre des LANAVE, FLAVIGNÉ, GRONDIN,
DULAC, ÉMILE et de votre serviteur. De même pour les familles RAYEROUX et
DUPAVILLON, BELLEPEAU, et aussi de nombreux échanges ont eu lieu entre les
familles tamoules et les familles indo-musulmanes des deux îles, cette fois ci
surtout au 20ème siècle.
Si à la Réunion, la généalogie se fait sans difficultés grâce à
l’accès libre et gratuit des Archives départementales, il n’en va pas de même
ici à Maurice. Les Franco-mauriciens ont
Les Mauriciens d’origine indienne tamoule ou hindou quant à eux peuvent se
référer aux excellent services du Mahatma Gandhi Institute.
Il y a de nos jours à Maurice comme à Rodrigues un réel désir de
mieux connaître ses origines.
Patrick ONÉZIME-LAUDE Président du Cercle Généalogique de Bourbon
RFO Avril 2007